Atelier Congréganiste

Atelier Congrégnaiste : rapport d'activité pour l'année 2015

Le 8/04/2014, la CORREF organisait une rencontre nationale autour du thème : « La protection sociale des religieux et religieuses : questions actuelles ».

L’atelier congréganiste proposait ensuite à chaque section de travailler personnellement et/ou en ateliers trois interventions de cette session :

  • Les religieux(ses) et l’Etat dans la société.
  • Problématique de la protection sociale des cultes.
  • Evolution de la Sécurité sociale et ses incidences sur le Régime des cultes.

Pour cela, l’atelier invite à répondre à trois questions :

  • Qu’entendez-vous par privatisation de la vie religieuse ?
  • Solidarité citoyenne ? Ecclésiale ?

Qu’en dites-vous ?
Qu’en vivez-vous ?

  • Garder le régime particulier : Cavimac, ou intégrer pleinement le Régime général ?

Malgré le nombre infime de réponses, quelques remontées méritent une prise en compte :

« Deux composantes ne sont pas aisées à concilier :

  • solidarité avec le monde
  • solidarité en interne (en congrégation, en inter-congrégation, en Eglise).

Un effort se fait déjà dans plusieurs congrégations pour un développement de la conscience collective en même temps que pour une éducation de la responsabilité personnelle.
… Jouer le jeu de la solidarité avec l’ensemble des citoyens implique tout d’abord à ne pas chercher à tirer profit de notre statut propre, des avantages qu’il comporte, bien plutôt de le vivre avec un grand souci de clarté et de vérité, sans tricher ; s’aligner le plus possible sur les règles sociales qui s’imposent à tous les citoyens au plan des cotisations et de la fiscalité et également considérer devant les avantages sociaux possibles que nous ne sommes pas nécessairement les plus démunis, surtout à l’heure où la précarité s’étend de plus en plus autour de nous.

Le risque majeur à combattre est le souci individualiste de sa propre sécurité (et cela peut être aussi celui d’une congrégation) qui fait fi de l’exigence du partage, qu’elle soit interne à la vie religieuse ou plus largement nationale. »

« La citoyenneté, c’est d’avoir le souci du bien commun et comme tout le monde de prendre part aux charges nationales. La citoyenneté c’est respecter les règles sociales, vivre la transparence des comptes. »

« Etre à la fois, citoyen(ne) et congréganiste, c’est marcher sur une corde raide. Nous ne sommes pas des citoyens vivant côte à côte, nous sommes des congréganistes vivant en communauté avec tout ce que cela comporte : partage des biens, charismes, etc. »

Malgré les sombres perspectives d’avenir de l’atelier congréganiste en ce qui concerne les femmes, envisager une rencontre nationale en octobre 2017 permettrait pour les congréganistes de chaque section un travail à la base plus réel. Une session nationale redonne toujours de la vigueur et l’occasion de se réconforter ensemble.

Novembre 2015