Bien-être et équilibre de vie

Travail de la Commission

   La santé reste un état de bien-être qui prend en compte tous les aspects de notre existence, sur le plan physique, mental, social et spirituel.

   L'équilibre de vie est remis en cause par les tensions qui viennent souvent de l'institution : les demandes sont multiples et peuvent être contradictoires, elles viennent de l'autorité, mais aussi de la communauté, et il peut y avoir conflit entre nos convictions et ce qu'on nous demande de faire. Le risque existe de déresponsabilisation, d'infantilisation, quand on nous dit ce qu'on doit faire : certains ne se posent pas de questions, puisque d'autres pensent pour eux. Pourtant, vivre responsable est facteur d'équilibre.

   La relation aux confrères ou consœurs peut aussi poser question. La vie en communauté n'est pas évidente. On voit naître ici ou là des « communautés » de prêtres, plus ou moins encouragées par l'autorité, qui se donnent une règle de vie commune. Cet état de chose peut être l'aboutissement d'un choix et des personnes, et du style de vie, mais il peut être aussi le résultat de pressions de l'autorité, et, comme le dit l'un d'entre nous, la fraternité imposée est-elle vraiment si « fraternelle » ?  « Nous avons à travailler ensemble, dit quelqu'un,  pas forcément à vivre ensemble.»

   Des « groupes de parole » existent, même s'ils ne se donnent pas ce nom : on se retrouve à l'occasion d'un événement, et on échange sur ses conditions de vie, ce qui permet de chercher ensemble des solutions. La difficulté vient parfois de ce que certains ne conçoivent pas de rencontres sans un programme de travail précis. Qui dit « groupe de parole » dit liberté de parole.

   Nous savons que les plus jeunes d'entre nous ont des conditions de vie particulièrement difficiles du fait de l'accumulation des tâches, et l'on déplore un certain nombre d' « accidents de parcours » : dépressions, départs, défaillances cardiaques ou suicides... Ils semblent ne pas avoir conscience du problème, ce qui n'est pas certain. Nous sommes tous interpellés pour « vivre des choses » avec eux et partager sur ces questions.

   Un point a surgi ces derniers temps et pose beaucoup de questions, celui de l'augmentation considérable du « reste à charge » en ce qui concerne l'aide à domicile. Le conseil d'administration de la CAVIMAC a revu les conditions d'attribution de ses aides et les a alignées sur celles du régime général, ce dont nous ne pouvons que nous réjouir. Mais les conséquences risquent d'être néfastes pour la majorité des bénéficiaires qui devront réduire le nombre d'heures dont ils disposent, faute de moyens financiers. Les conditions de vie et de confort s'en trouveront considérablement affectées. La section 55 a envoyé un courrier au Président du CA de la CAVIMAC, des D.L.P.S. ont été contactées dans plusieurs sections, des diocèses ont envoyé un communiqué aux intéressés... L'APSECC reste attentive à une question qui paraît à beaucoup comme une régression.

Novembre 2015